Le patriotisme est un antimodernisme

Le rapport du souverainisme et du patriotisme à la modernité est une problématique absente depuis bien trop longtemps du débat d’idées. Si la littérature souverainiste abonde en arguments de plus en plus techniques pour s’opposer à celle, technicienne par nature, de la mondialisation, elle a délaissé le clivage spirituel, anthropologique, qui l’oppose à la modernité, … Lire la suite Le patriotisme est un antimodernisme

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Rémi Soulié : « Le retour de la souveraineté politique supposerait le retour d’un ordre symbolique commun. »

Critique littéraire et essayiste français, Rémi Soulié vient de publier Racination aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, après Pour saluer Pierre Boutang (2016 ). Dans son dernier ouvrage, il revient sur l’importance des racines, mais surtout de la poétique comme moyen de résistance à l’uniformisation. Une ode à l’immanence contre les forces qui tendent à atomiser les … Lire la suite Rémi Soulié : « Le retour de la souveraineté politique supposerait le retour d’un ordre symbolique commun. »

Jacques Sapir : « La paix dans l’esclavage n’est pas la paix. »

Économiste connu et reconnu pour ses positions eurocritiques et pour la démondialisation, directeur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), directeur du CEMI et membre de l’Académie des Sciences de Russie, Jacques Sapir développe notamment ses analyses politiques, économiques et sociales ou encore sur la crise de l’État sur son influent blog Russeurope … Lire la suite Jacques Sapir : « La paix dans l’esclavage n’est pas la paix. »

Olivier Delorme 2/2 : « Le principal acquis de l’ère Syriza restera sans doute l’immense discrédit qui frappe désormais le politique. »

Voici la suite de notre entrevue avec Olivier Delorme, auteur de 30 bonnes raisons de sortir de l'Europe (HO éditions, 2017). Nous nous penchons plus avant sur le cas de la Grèce et de l'alarmante apathie des politiques européens, notamment souverainistes, sur son sort. Le refus par le gouvernement Syriza de tirer les conséquences du … Lire la suite Olivier Delorme 2/2 : « Le principal acquis de l’ère Syriza restera sans doute l’immense discrédit qui frappe désormais le politique. »

Olivier Delorme 1/2 : « Si en Grèce, l’Europe c’est la paix, elle ressemble de très près à la paix des cimetières. »

Olivier Delorme est essayiste et historien. Enseignant à l'Institut d'Études Politiques de Paris, il a reçu le prix « Mondes en guerre, mondes en paix » pour les trois volumes de La Grèce et les Balkans, a publié 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe aux éditions HO en 2017. Il nous livre une entrevue au sujet de la … Lire la suite Olivier Delorme 1/2 : « Si en Grèce, l’Europe c’est la paix, elle ressemble de très près à la paix des cimetières. »

Édito I : Salus Populi Suprema Lex Est

Jean Paulhan écrivait dans la préface de La Patrie se fait tous les jours que « La façon dont les grandes personnes parlent de la patrie laisse voir clairement qu’il s’agit d’un domaine où les principales inventions restent à faire. » On ne peut qu’être pleinement d’accord avec lui. Rien de sérieux n’a été fait … Lire la suite Édito I : Salus Populi Suprema Lex Est

Ce que victoire veut dire

  Le centenaire de la Première Guerre Mondiale s’achèvera sur la singulière volonté de ne pas commémorer le sacrifice des millions de Poilus pour la patrie. « Dûment négociées avec l’Allemagne » selon une source élyséenne, le citoyen se retrouve livré à sa propre stupéfaction en devant accepter qu’au XXIe siècle, les commémorations fassent l’objet de transactions. … Lire la suite Ce que victoire veut dire

Georges Bernanos contre les robots

« Français, nous avons libéré l’État, mais la libération de la patrie n’est pas achevée, on se demande si elle est seulement commencée », disait Georges Bernanos au moment de la Libération. Lui qui espérait qu’elle permît un retour du « mouvement de 1789 », il ne put constater qu’avec amertume, une fois de retour en France, si la … Lire la suite Georges Bernanos contre les robots

L’échec de l’Italie dans la course à la modernité

Dans son pamphlet Italie Barbare, Curzio Malaparte écrivait à propos de l’Italie : « les maux dont nous souffrons depuis presque cent ans proviennent au contraire de nos tentatives nombreuses, et toujours inutiles, d’assimiler l’esprit européen moderne, absolument opposé au nôtre. » Rédigé en 1925, à un moment où le fascisme triomphait et où l’Italie semblait entrer sérieusement … Lire la suite L’échec de l’Italie dans la course à la modernité

L’Italie, une utopie ?

« L’Italie faite, il faut faire les italiens », est la phrase de Massimo d’Azeglio la plus fameuse d’entre toutes à propos de la fin du Risorgimento. Phrase bourgeoise au possible selon Malaparte ou Pasolini, elle traduit à elle-seule sans doute toutes les problématiques propres à l’Italie, problématiques qui n’ont eu de cesse de s’accroître au fil … Lire la suite L’Italie, une utopie ?