Jean-Clément Martin : « Comment comprendre que dans un dédoublement proprement schizophrénique nous continuions à nous partager entre la dénonciation de l’hydre étatique et le rejet de l’éclatement provincial ? Le détour par la Révolution française, moment de cristallisation de nos passions, s’impose. »

  Historien spécialiste de la Révolution Française, Jean-Clément Martin est professeur émérite Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ancien directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution française. Il a notamment publié aux éditions Perrin : « Nouvelle Histoire de la Révolution française » (2007), « Robespierre, la fabrication d'un monstre » (2016) et récemment aux éditions … Lire la suite Jean-Clément Martin : « Comment comprendre que dans un dédoublement proprement schizophrénique nous continuions à nous partager entre la dénonciation de l’hydre étatique et le rejet de l’éclatement provincial ? Le détour par la Révolution française, moment de cristallisation de nos passions, s’impose. »

Le Progrès contre les démocraties

En 1931, Lovecraft écrivait que « La démocratie dans une civilisation industrielle complexe est une plaisanterie – puisque ça ne signifie rien d'autre que la concentration de toutes les ressources entre les mains de quelques ploutocrates doués et le gouvernement souterrain par ce groupe sous des formes extérieures de démocratie. »[1] Si le progrès n’est rien d’autre … Lire la suite Le Progrès contre les démocraties

Le patriotisme est un antimodernisme

Le rapport du souverainisme et du patriotisme à la modernité est une problématique absente depuis bien trop longtemps du débat d’idées. Si la littérature souverainiste abonde en arguments de plus en plus techniques pour s’opposer à celle, technicienne par nature, de la mondialisation, elle a délaissé le clivage spirituel, anthropologique, qui l’oppose à la modernité, … Lire la suite Le patriotisme est un antimodernisme

Rémi Soulié : « Le retour de la souveraineté politique supposerait le retour d’un ordre symbolique commun. »

Critique littéraire et essayiste français, Rémi Soulié vient de publier Racination aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, après Pour saluer Pierre Boutang (2016 ). Dans son dernier ouvrage, il revient sur l’importance des racines, mais surtout de la poétique comme moyen de résistance à l’uniformisation. Une ode à l’immanence contre les forces qui tendent à atomiser les … Lire la suite Rémi Soulié : « Le retour de la souveraineté politique supposerait le retour d’un ordre symbolique commun. »

Jacques Sapir : « La paix dans l’esclavage n’est pas la paix. »

Économiste connu et reconnu pour ses positions eurocritiques et pour la démondialisation, directeur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), directeur du CEMI et membre de l’Académie des Sciences de Russie, Jacques Sapir développe notamment ses analyses politiques, économiques et sociales ou encore sur la crise de l’État sur son influent blog Russeurope … Lire la suite Jacques Sapir : « La paix dans l’esclavage n’est pas la paix. »

Olivier Delorme 2/2 : « Le principal acquis de l’ère Syriza restera sans doute l’immense discrédit qui frappe désormais le politique. »

Voici la suite de notre entrevue avec Olivier Delorme, auteur de 30 bonnes raisons de sortir de l'Europe (HO éditions, 2017). Nous nous penchons plus avant sur le cas de la Grèce et de l'alarmante apathie des politiques européens, notamment souverainistes, sur son sort. Le refus par le gouvernement Syriza de tirer les conséquences du … Lire la suite Olivier Delorme 2/2 : « Le principal acquis de l’ère Syriza restera sans doute l’immense discrédit qui frappe désormais le politique. »

Olivier Delorme 1/2 : « Si en Grèce, l’Europe c’est la paix, elle ressemble de très près à la paix des cimetières. »

Olivier Delorme est essayiste et historien. Enseignant à l'Institut d'Études Politiques de Paris, il a reçu le prix « Mondes en guerre, mondes en paix » pour les trois volumes de La Grèce et les Balkans, a publié 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe aux éditions HO en 2017. Il nous livre une entrevue au sujet de la … Lire la suite Olivier Delorme 1/2 : « Si en Grèce, l’Europe c’est la paix, elle ressemble de très près à la paix des cimetières. »

Édito I : Salus Populi Suprema Lex Est

Jean Paulhan écrivait dans la préface de La Patrie se fait tous les jours que « La façon dont les grandes personnes parlent de la patrie laisse voir clairement qu’il s’agit d’un domaine où les principales inventions restent à faire. » On ne peut qu’être pleinement d’accord avec lui. Rien de sérieux n’a été fait … Lire la suite Édito I : Salus Populi Suprema Lex Est

Ce que victoire veut dire

  Le centenaire de la Première Guerre Mondiale s’achèvera sur la singulière volonté de ne pas commémorer le sacrifice des millions de Poilus pour la patrie. « Dûment négociées avec l’Allemagne » selon une source élyséenne, le citoyen se retrouve livré à sa propre stupéfaction en devant accepter qu’au XXIe siècle, les commémorations fassent l’objet de transactions. … Lire la suite Ce que victoire veut dire

Georges Bernanos contre les robots

« Français, nous avons libéré l’État, mais la libération de la patrie n’est pas achevée, on se demande si elle est seulement commencée », disait Georges Bernanos au moment de la Libération. Lui qui espérait qu’elle permît un retour du « mouvement de 1789 », il ne put constater qu’avec amertume, une fois de retour en France, si la … Lire la suite Georges Bernanos contre les robots