Le patriotisme est un antimodernisme

Le rapport du souverainisme et du patriotisme à la modernité est une problématique absente depuis bien trop longtemps du débat d’idées. Si la littérature souverainiste abonde en arguments de plus en plus techniques pour s’opposer à celle, technicienne par nature, de la mondialisation, elle a délaissé le clivage spirituel, anthropologique, qui l’oppose à la modernité, … Lire la suite Le patriotisme est un antimodernisme

Rémi Soulié : « Le retour de la souveraineté politique supposerait le retour d’un ordre symbolique commun. »

Critique littéraire et essayiste français, Rémi Soulié vient de publier Racination aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, après Pour saluer Pierre Boutang (2016 ). Dans son dernier ouvrage, il revient sur l’importance des racines, mais surtout de la poétique comme moyen de résistance à l’uniformisation. Une ode à l’immanence contre les forces qui tendent à atomiser les … Lire la suite Rémi Soulié : « Le retour de la souveraineté politique supposerait le retour d’un ordre symbolique commun. »

Quel plan de sortie de l’Euro pour l’Italie ?

L’actualité remet sur le devant de la scène le problème de la sortie de l’euro de l’Italie. SI les bienfaits d’une telle sortie, notamment en termes de possibilité de faire baisser le taux de change de la nouvelle monnaie et ainsi de stimuler la croissance, sont clairement identifiés[1][2], il faut se poser la question de la … Lire la suite Quel plan de sortie de l’Euro pour l’Italie ?

Jacques Sapir : « La paix dans l’esclavage n’est pas la paix. »

Économiste connu et reconnu pour ses positions eurocritiques et pour la démondialisation, directeur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), directeur du CEMI et membre de l’Académie des Sciences de Russie, Jacques Sapir développe notamment ses analyses politiques, économiques et sociales ou encore sur la crise de l’État sur son influent blog Russeurope … Lire la suite Jacques Sapir : « La paix dans l’esclavage n’est pas la paix. »

Olivier Delorme 2/2 : « Le principal acquis de l’ère Syriza restera sans doute l’immense discrédit qui frappe désormais le politique. »

Voici la suite de notre entrevue avec Olivier Delorme, auteur de 30 bonnes raisons de sortir de l'Europe (HO éditions, 2017). Nous nous penchons plus avant sur le cas de la Grèce et de l'alarmante apathie des politiques européens, notamment souverainistes, sur son sort. Le refus par le gouvernement Syriza de tirer les conséquences du … Lire la suite Olivier Delorme 2/2 : « Le principal acquis de l’ère Syriza restera sans doute l’immense discrédit qui frappe désormais le politique. »

Olivier Delorme 1/2 : « Si en Grèce, l’Europe c’est la paix, elle ressemble de très près à la paix des cimetières. »

Olivier Delorme est essayiste et historien. Enseignant à l'Institut d'Études Politiques de Paris, il a reçu le prix « Mondes en guerre, mondes en paix » pour les trois volumes de La Grèce et les Balkans, a publié 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe aux éditions HO en 2017. Il nous livre une entrevue au sujet de la … Lire la suite Olivier Delorme 1/2 : « Si en Grèce, l’Europe c’est la paix, elle ressemble de très près à la paix des cimetières. »

Édito I : Salus Populi Suprema Lex Est

Jean Paulhan écrivait dans la préface de La Patrie se fait tous les jours que « La façon dont les grandes personnes parlent de la patrie laisse voir clairement qu’il s’agit d’un domaine où les principales inventions restent à faire. » On ne peut qu’être pleinement d’accord avec lui. Rien de sérieux n’a été fait … Lire la suite Édito I : Salus Populi Suprema Lex Est

Un bâton de maréchal pour Castelnau

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Alors que la polémique a pris des proportions démesurées à propos de la déclaration du président de la république sur le maréchal Pétain, les héros eux restent dans le silence, oubliés dans la dignité de leurs cimetières. Les croix des morts pour la France restent d’impassibles témoins de ce monde où s’agitent les acteurs grotesques de ce cirque médiatique dont le chef de l’Etat a malencontreusement ouvert les portes.

Les médias, les politiques et les réseaux sociaux hurlent dans une polémique vaine alors que le recueillement s’imposerait. Pourtant pour sortir de cette commémoration gâchée et redonner de la grandeur à cette itinérance mémorielle qui se transforme en chemin de croix, il existe une action digne, juste et qui élèverait le niveau bien au-dessus de cette basse-cour cacophonique. Voici en effet le moment de réparer l’injustice faite au général de Castelnau qui pour des raisons politiques et idéologiques n’eut jamais les…

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Ce que victoire veut dire

  Le centenaire de la Première Guerre Mondiale s’achèvera sur la singulière volonté de ne pas commémorer le sacrifice des millions de Poilus pour la patrie. « Dûment négociées avec l’Allemagne » selon une source élyséenne, le citoyen se retrouve livré à sa propre stupéfaction en devant accepter qu’au XXIe siècle, les commémorations fassent l’objet de transactions. … Lire la suite Ce que victoire veut dire

Vers un 11 novembre sans militaires

Vivre l'histoire

Il est la France de demain. Le maréchal de la « start-up nation ». Il nous fait entrer dans une nouvelle ère. Ce pays que façonne notre président ne doit pas réveiller les fantômes du passé. Ainsi dans ce nouveau monde aseptisé, Emmanuel Macron a décidé que la commémoration présidentielle du 11 novembre se ferait sans militaires ou presque comme l’annonce le chroniqueur militaire Jean-Dominique Merchet.

Pour cela, il faudra donc faire disparaître l’élément essentiel de ce qui pourrait rappeler la victoire d’une nation en armes, l’aboutissement de quatre années de sacrifice, de l’effort le plus immense livré par la France au prix de la vie de 1,4 millions de ses enfants. Il en a été décidé ainsi avec l’agresseur d’hier, le programme des commémorations s’est ainsi fait en accord avec la chancelière Merkel. Il ne faudrait donc pas vexer ce pays qui est devenu notre fidèle partenaire, laissons lui donc…

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