Étrennes patriotes

Alors que les fêtes de fin d’années approchent à grand pas, il ne reste plus qu’une semaine pour choisir les futurs cadeaux de Noël. Le Cercle des Patriotes Disparus vous suggère à ce titre une petite sélection de livres, bande-dessinées et de films patriotes à offrir :

Livres :

– « Nouveau manuel d’Histoire » de Dimitri Casali, préfacé par Jean-Pierre Chevènement (éd. De la Martinière)
Une redécouverte de l’Histoire de France, replacée dans son contexte et loin des expérimentations de déconstructions qui l’ont vidée de sa substance. Préfacé par Jean-Pierre Chevènement, le manuel de Casali nous rappelle que le récit national n’est pas une invention politique; il se contente d’exister naturellement par lui-même. Casali nous livre ici un bel effort de reconstruction historique et intellectuelle.

– « Éloges des frontières » de Régis Debray (éd. Folio Gallimard, collection Folio ou NRF) :
Régis Debray remet en cause l’idéologie du « sans-frontiérisme » en reprenant un point de vue de Claude Levi-Strauss. Et si les frontières étaient la meilleure garantie de la diversité culturelle ? Et si la libre-circulation totale, des biens comme des hommes, n’avaient pour effet que d’homogénéiser les cultures, d’effacer l’altérité ? Au final, les frontières ne seraient-elles pas simplement ce qui donne du sens au monde ?

– « 30 bonnes raisons de sortir de l’Europe » d’Olivier Delorme (éd. H&O)
L’historien spécialiste de la Grèce et des Balkans s’adonne à une critique aussi profonde que virulente envers les enjeux financiers, politiques et géopolitiques qui meuvent la construction européenne. De sa genèse à sa crise actuelle, Olivier Delorme s’est employé à démythifier le fameux credo « L’Europe c’est la paix ». L’Union européenne, de Metternich à Juncker, serait-elle toujours la même ? Germanique, réactionnaire et impérialiste ? Probablement oui.

– «  Europe, la grande liquidation démocratique », de Frédéric Farah (éd. Breal)
Pourquoi, malgré les soubresauts populaires qui ont ponctué l’Europe, et notamment en Grèce avec l’accession de Syriza, l’Union Européenne trône-t-elle toujours au-dessus des anciennes démocraties européennes ? Pourquoi aucun État ne semble capable de reprendre son destin en main face à une machinerie tyrannique devenue folle ? Frédéric Farah analyse ici justement la nature des rouages de l’Union Européenne, en décryptant leurs rôles antidémocratiques et antinationaux.

– « Le Fil de l’Épée » de Charles de Gaulle (éd. Perrin, collection Tempus)
Ouvrage qu’on ne présente plus, il est le premier essai de De Gaulle, encore commandant, qui s’interrogeait sur le rôle des armées et des armes modernes, aussi bien en temps de paix que de guerre, mais surtout la place particulière que l’armée devrait recouvrir dans la société française, insistant sur le rôle déterminant qu’icelle à toujours tenu à travers l’Histoire.

– « Napoléon et de Gaulle », de Patrice Gueniffey (éd. Perrin)
Napoléon et de Gaulle, destins croisés malgré les apparences ? Patrice Gueniffey dresse un parallèle intéressant entre deux hommes qui ont façonné la France malgré l’anachronisme qu’il semble induire.
Au contraire, l’auteur dresse une fresque pertinente du destin politique des deux grands hommes, de la manière dont ils ont incarné la nation et son rayonnement à travers leurs personnalités et leurs missions.

– « La nostalgie de l’honneur » de Jean René Van der Plaetsen (éd. Grasset) dont vous pourrez trouver une recension que nous avions faite ici 

– « Souveraineté, démocratie, laïcité » de Jacques Sapir (éd. Michalon)
Économiste et professeur à EHESS mais que l’on pourrait aussi consacrer chef de file du courant souverainiste en France, analyse le moment historique que nous vivons, un « moment souverainiste », mais à quel prix ? Le sentiment des peuples qui se sentent dépossédés d’eux-mêmes, la crise politique, économique, voire culturelle, provoquée par l’Union Européenne, ont placé la question de la souveraineté au cœur des débats, au grand dam des promoteurs de la construction européenne qui tentent de la diaboliser à tout prix. Jacques Sapir analyse longuement les mécaniques de la souveraineté, de sa remise en cause tout comme son retour dans le débat politique, et son importance démocratique.

Bande-dessinée :

– « Honoré d’Estienne d’Orves », par Jean-François Vivier et Régis Parenteau-Denoëlqui (éd. du Rocher, collection Jeunesse)
Cette BD retrace la vie d’un officier de marine créateur du premier réseau français de la Résistance, Nemrod en Décembre 1940, et l’un des rares officiers refusant l’armistice, trahi par un agent double du contre-espionnage allemand. L’idée de traiter le résistant à travers une bande-dessinée dédiée à la jeunesse est une excellente idée qui permet aux plus jeunes d’accéder à une matière historique complexe et parfois hermétique, avec un excellent coup de crayon du dessinateur.

– « Ma première histoire de France », de Pierre Probst (éd. Triomphe)
Toujours dans la ligne jeunesse, cette « Première histoire de France » est un bon moyen d’apprendre aux plus jeunes les tenants et aboutissants du récit national

Films :

– « Le Grand Charles » de Bernard Stora
Téléfilm sorti en 2005, « Le Grand Charles » retrace le parcours de De Gaulle au sortir du second conflit mondial, ses espérances et ses déceptions quant à son pari sur l’intelligence des Français lors de sa démission fracassante en 1946, la rédaction de ses mémoires pour oublier le triomphe du parlementarisme médiocre et oligarchique de la IVe République. À visionner pour ceux qui souhaitent se pencher sur la « traversée du désert » du grand Charles.

– « Austerlitz » d’Abel Gance
Film d’une trilogie napoléonienne de Gance, Austerlitz fait partie de ses oeuvres boudées à leur sortie et appréciée désormais par des initiés. Discrétion injuste pour un film pareil,
« Austlerlitz » est probablement de ceux qui mériteraient de sortir de l’oubli

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Un avis sur “Étrennes patriotes

  1. Si vous me le permettez, j’ajouterai les trois tome de la BD « Et si la France avait continué la Guerre » (chez Soleil) et l’édition définitive (2000) du Grand Cirque de Jacques Clostermann (Flammarion)

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